L’historique des marchés : un démarage lent

Quand l’aventure du ebook démarre en 1997 la crétion aux Etats-Unis de deux start-ups (Rocket eBook et Softbook) l’avenir semble sourire au livre électronique te certains en profitent pour acheter des actions http://www.objectifeco.com/a/acheter-des-actions.html. Pourtant, rachetées 3 ans plus tard par Gemstar qui a voulu commercialiser ses propres terminaux de lecture, les ebooks n’ont pas séduit les américains. Gemstar a cessé toute activité de vente de livres électroniques en 2002.

Vendu 300 dollars le REB 100 ne perce pas. Le REB 1200 connaîtra à son tour un échec. Ces apareils sont lourd, chers et font mal aux yeux.

Le Sunday Times parlait pourtant en 1998 de la « naissance du livre qui va tuer tous les livres »... Pourtant en 2004 l’ebook ne perce que sur le marché américain, et encore les 13 millions de chiffre d’affaire sont bien faibles par rapport aux milliards engendrés par le livre papier.
Les marchés ne sont pas encore suffisament matures, les lecteurs pas encore prêts et l’ebook demeure une abstraction. Le contact avec le papier est encore un obstacle majeur. Les prix des lecteurs d’ebook sont élevés et ne présentent pas un confort de lecture suffisant.

Les enjeux législatifs : une évolution indispensable

La numérisation des livres nécessite une refonte de la législation du livre. Il faut revoir les contrats d’édition afin d’éviter les piéges qu’ont connu les industries du livre et du cinéma. Ainsi qui dit livre numérique, dit nouveaux contrats pour l’éditeur et l’auteur. Les éditeurs vont vouloir chercher à conserver le contrôle du prix des livres mais la diffusion numérique du livre ne rentre actuellement pas dans le cadre de la loi Lang. Que faire transposer, etendre le système actuel des droits d’auteur ? Soyons honnête, face à la richesse qu’offre internet, le système de droit d’auteurs actuel ne peut pas rester en place. C’est un leurre de penser que le livre peut échapper complètement au sort connu par la musique et les films. Si le monde de l’édition n’évolue pas en même temps que celui de la numérisation, le contenu des livres a de fortes chances d’être diffusé sans contrôle.

Je suis moi-même particulièrement attachée aux droits d’auteur, mais il ne sert à rien de vouloir transposer le système actuel à un nouveau mode de lecture… Il faut savoir être visionnaire et réfléchir une nouvelle législation pour le numérique.
Le téléchargement illégal de livres a déjà commencé. Aux Etats Unis on parle de 9 millions de téléchargements illégaux au cours du dernier semestre 2009 (rapport publié par la société américaine Attributor). Cela représenterait 3 millions de dollars de perte pour les éditeurs.
Des études sont menées à travers des instituts de sondage rémunéré pour connaitre l'opinion des consommateurs sur leurs attentes en matière d'ebook et de lecteur. Selon le sondage réalisé par l'institut Français Easy Panel, il ressort que près de 70% des personnes intérrogées seraient prêtes à passer à l'ebook, mais seulement 2% à abandonner complètement le livre papier.

Il faut que les éditeurs réagissent et commencent à penser l’édition numérique comme une certitude. Malgré un manque de connaissances certain de ce marché, les adaptations sont nécessaires, un nouveau sytème commercial et juridique doit être mis en place. Si les éditeurs reproduisent les erreurs commises dans les industries de la musique et du film, s’ils interdisent et tentent de bloquer les accès aux livres, les lecteurs vont chercher à craquer les codes et le créneau du livre électronique finira par leur échapper totalement.